EFFET SUR LE POIDS DÉMOGRAPHIQUE DES CANADIENS

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EFFET SUR LE POIDS DÉMOGRAPHIQUE DES CANADIENS-FRANÇAISIMMIGRATIONDE MASSE AU QUÉBECÉTUDE INDÉPENDANTE PAR GRÉGOIRE BERGERONNombre d’habitantsNombre d'habitantsLe QuébecenLe Québecen 203520351 400 000Canadiens-français1 200 000Immigrants et leur descendants1 000 000800 000600 000400 000200 2 &

IMMIGRATION DE MASSE AU QUÉBEC :Effet sur le poids démographique des Canadiens-français du Québecainsi que sur le vieillissement de la populationGRÉGOIRE BERGERON1L’auteur ne revendique aucune affiliation.Adresse courriel : [email protected]Étude indépendante publiée en juillet 20171RÉSUMÉOutre l’époque où le territoire de la province de Québec était peuplé d’une majorité amérindienne, le groupe ethnique des Canadiens-françaisa toujours été majoritaire sur ce territoire. Or, depuis les années 70, le taux de natalité des Canadiens-français est relativement faible et letaux d’immigration est élevé. L’étude ci-présente a pour objectif premier de déterminer le poids actuel des Canadiens-français au Québec, deprojeter l’évolution du poids démographique de ce groupe ethnique et de déterminer l’horizon dans lequel les Canadiens-français deviendrontune ethnie minoritaire dans la province. L’étude a pour second objectif d’évaluer l’impact de l’immigration de masse sur le vieillissement dela population et sur le rapport de dépendance. L’analyse des résultats montre que les Canadiens-français sont passés de 79 % en 1971 à 64 %en 2014. Au cours des dernières années, les Canadiens-français ont été remplacés démographiquement par les immigrants à un rythme de0.5 % par année, puisque l’arrivée annuelle d’immigrants représente actuellement l’équivalent de 1 % de la population canadienne-française.Les projections permettent d’estimer que les Canadiens-français deviendront minoritaires au Québec aux environs de 2035. L’analyse de lapyramide des âges en 1971, 2014 et 2035 démontre que l’immigration n’a eu aucun impact significatif sur le vieillissement de la population.L’analyse du rapport entre la population en âge de travailler et la population dépendante montre que l’immigration n’a pas eu et n’aura pasd’impact important sur l’évolution du rapport de dépendance.ABSTRACTExcept the era when the province of Quebec was populated by a Native American majority, the French Canadian ethnic group has alwaysbeen the majority on this territory. However, since the 70s, the French Canadian birth rate has been relatively low while immigration rate hasbeen high. This study has been done in order to quantify the ethnic French Canadians’ demographic proportion in the province of Quebec asof today; it also aims to forecast the year at which this ethnic group will fall under 50%. The study also has as a secondary objective to evaluatethe effect of mass immigration on population aging and on the dependency ratio. Results show that the French Canadians went from 79%in 1971 to 64% in 2014. In the last few years, the French Canadians were demographically substituted by immigrants at a rate of 0.5% peryear explained by the fact that the yearly immigration rate is equivalent to 1% of the French Canadian population. The projections estimatethat this ethnic group will fall under 50% around the year 2035. The age pyramids of 1971, 2014 and 2035 shows that immigration has nosignificant effects on population aging. Accordingly, immigration has not had and will not have any significant effects on the dependencyratio trends.INTRODUCTIONL’immigration de masse contemporaine, qui a débuté vers lafin des années soixante, est caractérisée par l’émigration engrand nombre d’individus en provenance de pays en voie dedéveloppement en direction des pays développés (Pok 2012).Ce phénomène a un impact important sur la composition ethnique des nations. Paradoxalement, au Québec, il n’ existe pasde données fiables permettant de constater quel a été l’impactde ce phénomène sur l’actuel poids démographique de l’ethniecanadienne-française et encore moins sur l’effet que l’immigration aura dans les années futures. Ce travail a ainsi été réalisédans le but de combler cette lacune.Dans le cadre de ce travail, il est important de définir l’ethnie des« Canadien-français du Québec ». Nous définirons comme Canadien-français du Québec (CFQ) tout individu dont la grandemajorité des ancêtres est issue de la colonisation française arrivéeavant la conquête de la Nouvelle-France en 1760. La compositiongénétique des CFQ sera décrite plus loin dans cette introduction.Les données actuelles de recensement ne permettent pas deconnaître l’état exact de la situation étant donné qu’un Canadien-français du Québec (CFQ) peut se définir comme Québécois, Français, Canadien ou Canadien-français, alors qu’unQuébécois qui n’est pas un Canadien-français ou un descendantd’immigrants peut aussi se définir comme Canadien, Québécoisou Français. De plus, les individus peuvent s’identifier à plusune étude indépendante publiée en juillet 20171

Concernant les CFQ, il est important de décrire brièvement lebagage génétique de ce peuple, car il n’est pas rare d’entendredans le discours populaire que le « Québécois de souche ou purelaine » n’existe plus, puisque les différentes vagues d’immigration auraient prétendument réduit le poids des colons françaisdans le bagage héréditaire des Canadiens-français. Une étudedes banques de données généalogiques BALSAC et du registrede la population du Québec ancien (RPQA) par Hélène Vézinaet ses coauteurs (Vézina et coll. 2005) a permis de retracer lacontribution génétique des ancêtres de ce que nous avons définicomme étant des « Canadiens-français du Québec ». L’auteur aétudié 2 223 généalogies tirées au hasard parmi les catholiquesquébécois nés entre 1945 et 1965. L’étude a démontré que lescatholiques nés entre 1945 et 1965 ont 95 % de leurs ancêtresen provenance de la France, 2 % originaires du Royaume-Uni,1.35 % d’origine autochtone et la balance originaire des autrespays européens. On comprend que les catholiques nés entre1945 et 1965 sont essentiellement les Canadiens-français duQuébec. Nous avons repris les résultats de l’auteur et en avonsfait un graphique récapitulatif de la contribution génétique desancêtres des CFQ (voir figure 1). Ainsi, en cohérence avec notredéfinition, il existe encore un peuple dont la majorité des ancêtres est issue de la colonisation française.2La littérature actuelle ne permet pas d’établir précisément l’impact de l’immigration de masse sur le poids démographiquedes CFQ en date d’aujourd’hui. Dans le passé, Jacques Henripin(Henripin 1986; Henripin 1987) avait fait des projections surContribution génétique (%)d’une catégorie. En 2006, 2 151 655, 4 474 115 et 140 075 individus ont respectivement indiqué être Français, Canadien et Québécois (Statistique Canada 2006). Il est alors impossible de différencier les CFQ des anglophones québécois, des immigrantsen provenance de la France et des descendants d’immigrants.Le manque de rigueur des données de recensement concernantl'ethnie rend ainsi ces données inutilisables. Sous un autre angle,les données de recensement pourraient permettre de déterminer la proportion de CFQ parmi la population en se basant surla proportion de répondants ayant le français comme langueparlée à la maison. Cependant, ce facteur est imprécis, car il estbiaisé par les immigrants de seconde génération ayant acquis lefrançais, les individus métissés et les immigrants en provenancede pays francophones. Ainsi, en 2006, on compte 6 027 730 individus parlant le français à la maison au Québec, soit 81 % desQuébécois. L’analyse a au moins le mérite de situer une limite supérieure pour le poids des CFQ. Les données ethniques les plusfiables à ce sujet remontent au début des années 70 alors que ledémographe Robert Maheu (Maheu 1973), dans le bulletin del’association des démographes du Québec, discute de l’avenir desgroupes linguistiques du Québec. Son analyse de la linguistiquetient compte du facteur ethnique, facteur primordial influençantla vitalité de la langue française à une époque où le français n’estpas protégé par des outils comme la loi 101. On y apprend qu’en1971, 79.0 % des Québécois appartiennent au groupe ethniquecanadien-français, 10.6 % au groupe canadien-anglais et 10.4 %à de tiers groupes. Au point de vue linguistique, la même année,80.7 % des Québécois ont le français comme langue maternelle,13.1 %, l’anglais et 6.2 % une autre langue (Maheu 1973). Nouspouvons ainsi tenir pour acquis que les CFQ constituaient 79 %de la population québécoise en .41.00.60.60.4Figure 1. Contribution (%) des peuples dans le patrimoine génétique desCanadiens-français du Québec selon le pays d’origine100 ans, de 1981 à 2081, et en avait conclu que si l’indice defécondité des Québécois se stabilisait à 1.6 et que l’on maintenait la population québécoise stable à l’aide de l’immigration, lebagage génétique des Québécois nés en 1981 ne représenteraitque 24 % du bagage génétique de ceux nés en 2081. Les travauxprésentés dans cet article permettront, entre autres, de faire unretour sur les travaux d’Henripin 30 ans plus tard et de validerses projections en calibrant un modèle basé sur 44 années dedonnée sur l’immigration. La méthodologie utilisée, différentede celle d’Henripin, tirera avantage de facteurs intégrant les valeurs publiées dans la littérature depuis 1971.L’objectif principal de ce travail est de présenter l’impact del’immigration de masse sur le poids démographique des CFQen date d’aujourd’hui et pour les années futures. Dans une seconde mesure, ce travail permettra de montrer en quelle annéeles CFQ deviendront une minorité au Québec et d’illustrer leseffets de l’immigration sur le vieillissement par le biais de lapyramide des âges et du rapport de dépendance. Le travail s’estfait en deux temps : l’évolution du poids démographique desCFQ de 1971 à 2014 a été étudiée, puis une projection du poidsdémographique des CFQ de 2014 à 2050 a été effectuée.Note : Dans le but de faciliter la lecture, la section méthodologie aété déplacée à la fin du document, après la conclusion.Immigration de masse au Québec : effet sur le poids démographique des Canadiens-français du Québecainsi que sur le vieillissement de la population

Résultats et DiscussionSection I : Évolution du poids démographique desCanadiens-français du Québec de 1971 à 2014.Évolution de 1971 à 2014Les calculs ont permis de tracer l’évolution du poidsdémographique des Canadiens-français du Québec (CFQ),des Canadiens non français (CNF) résidant au Québec dontles racines remontent à avant 1971 et des immigrants arrivésaprès 1971 et descendant de ces mêmes immigrants (IDI) pourles années 1971 à 2014. Le travail a été réalisé à l’aide d’uneméthode que nous avons qualifié d’estimative dans la sectionméthodologie. Comme décrit dans la section méthodologie,les calculs tiennent compte de l’immigration annuelle, del’émigration, du retour d’émigrants, du solde interprovincial, desnaissances, des décès, du taux de mortalité, du taux de rétentiondes immigrants, des taux de métissage*, de la population initialeainsi que des poids démographiques initiaux de 1971.*Le métissage dont il est question est purement artificiel. C’estun concept formulé pour décrire les individus nés de couplesformés entre un CFQ et un IDI ou un CNF et un IDI. Il estdécrit plus loin dans la section méthodologie.Effet sur le poids démographique des Canadiens-français duQuébec (CFQ)On constate une baisse continue de la proportion des CFQ,passant de 79 % en 1971 à 64 % en 2014, soit une baisse de 15 %en 43 ans (figure 2). Quand on observe les chiffres, on constateque la population des CFQ n’a essentiellement pas augmentéentre 1971 et 2014, passant de 5.4 millions à 5.9 millions(augmentation de 9.2 %). Par contre, la population québécoisea augmenté de 34 %, passant de 6.1 millions à 8.2 millions.Effet sur les Canadiens non français (CNF)Dans le cadre de cette simulation, l’évolution démographiquedes CNF est semblable à celle des CFQ. En réalité, la populationCNF, principalement constituée d’anglophones, a probablementdiminué davantage à cause de l’exode des anglophones dans lesannées 80 et de l’émigration plus forte chez les anglophones quechez les francophones (Maheu 1983). Comme l’objectif de cettesimulation n’est pas d’être précis sur la fraction de la populationCNF, mais plutôt sur la population CFQ, les différencesconcernant l’émigration n’ont pas été considérées. De plus, ilaurait été hasardeux de tenir compte efficacement de cet effet,puisqu’il est difficile de dire s’il perdurera étant donné queplusieurs circonstances expliquent ce phénomène (Pettinicchio2012).Effet sur les immigrants et leurs descendants (IDI)Ce groupe de population est responsable de la majorité del’augmentation de la population québécoise. En 43 ans, cegroupe a fait augmenter la population de 1.5 million d’individus,ce qui correspond à 73 % de l’augmentation de la populationquébécoise de 1971 à 2014. L’augmentation de cette tranche depopulation est due au fort taux d’immigration, à une féconditélégèrement supérieure à celle des CFQ et au fait que les enfantsissus du métissage ont été attribués à ce groupe.Effet de substitution des Canadiens-françaisLa substitution des Canadiens-français par des immigrants s’estfaite à un rythme soutenu de 0.2 à 0.5 % par année avec unplafond historique d’un demi-pour cent pour les cinq dernièresannées (figure 3). Le pic de substitution que l’on observe à lafin des années 90 est dû à deux données aberrantes: en 1987 et1989, le Québec a accueilli un nombre record de résidents nonpermanents – 18 000 et 28 000 individus respectivement – cequi fausse la courbe de tendance. Ainsi, le taux de substitutionactuel est des plus hauts depuis les débuts des années 70.100%1.2Taux de substitution (%)Poids démographique80%60%40%20%0%1 9701 9801 9902 000Année2 0102 020Figure 2. Poids démographique des Canadiens-français (losange), desCanadiens non français (triangle) et des immigrants arrivés après 1971 et deleurs descendants (axe) pour la province de AnnéeFigure 3. Taux de substitution démographique annuel des CFQ parl’arrivée d’immigrants (en gris) et rapport entre le nombre d’immigrantsadmis annuellement et la population canadienne-française (en noir) enpourcentage.une étude indépendante publiée en juillet 20173

Variation du poids des CFQ itéRétentionFéconditéMétissage Tous inclusFigure 4. Impact de l’inclusion des facteurs correctifs sur le poids des CFQen 2014.Analyse de sensibilité des facteurs calculésL’analyse de sensibilité permet de sous-évaluer et de surévaluerchacun des facteurs correctifs dans l’espace des valeursplausibles, dans le but d’évaluer l’impact d’une mauvaiseestimation de ces valeurs sur le poids démographique des CFQen 2014. On a fait varier, à partir de 1971, le taux de mortalité,le taux de rétention des immigrants, l’indice synthétique44.02.00.0Extrème BExtrème AMétissage Métissage -Fécondité Fécondité -Rétention Rétention --4.0Mortalité -2.0Mortalité -Impact des différents facteurs étudiésL’analyse de l’impact des facteurs décrits dans la section dela méthodologie permet de voir leur effet sur les résultats en2014 (figure 4). Le facteur ayant le plus d’impact dans l’analyseest le taux de rétention des immigrants dont l’inclusion faitaugmenter le poids des CFQ de 2.1 %. Celui ayant le moinsd’impact est la considération des différences de taux demortalité dont l’inclusion fait augmenter de 0.6 % le poids desCFQ. La considération de la différence des taux de féconditéet du métissage abaisse le poids des CFQ de 1 et 0.9 %respectivement. Lorsque tous ces facteurs sont considérés, lepoids des CFQ augmente de 0.8 % par rapport à une répartitiondes composantes de l’accroissement démographique selon leprorata. Donc, ne pas avoir inclus ces facteurs n’aurait pas eud’impact significatif sur l’analyse par effet de hasard. Cependant,tenir compte seulement de certains facteurs aurait légèrementbiaisé le compte. Ainsi, ne pas avoir pris en compte l’effet de lafécondité et du métissage aurait fait monter le poids des CFQde 1.9 % alors que ne pas tenir compte de l’âge d’arrivée desimmigrants sur la mortalité et du taux de rétention aurait faitbaisser le poids des CFQ de 2.7 %.de fécondité des individus nés à l’étranger et la proportiond’immigrants en couple avec un natif de 25 %, 10 %, 25 %et 15 % respectivement par rapport au niveau utilisé pourl’étude. La figure 5 montre que pour chaque facteur, l’impactest très respectables (entre 0.5 % et 1.7 %). En compilant lesvaleurs les plus basses et les plus hautes, on obtient les extrêmesde -3.3 % et 3.9 % respectivement. Ainsi, il serait raisonnabled’affirmer que les CFQ formeraient entre 62 % et 66 % de lapopulation québécoise en 2014.Variation du poids des CFQ (%)On observe aussi que le taux d’immigration augmente àtravers les années. Ceci semble anodin puisque la populationquébécoise augmente elle aussi, suivant approximativementla même tendance. Cependant, quand on tient compte du faitque la population des CFQ n’a pratiquement pas bougé, onconstate que la quantité de nouveaux arrivants, par rapport àla population des CFQ, augmente de façon soutenue au coursdes années (figure 3). Un sommet fut atteint en 2013, annéepour laquelle l’immigration équivalait à 0.95 % de la populationcanadienne-française du Québec. Ainsi, la substitution des CFQpar les nouveaux arrivants est un phénomène en accélération.Figure 5. Impact de la variation des facteurs correctifs sur le poids des CFQ.Validation des résultatsLes données provenant de la simulation ont été comparées àquelques études statistiques et démographiques dans le butd’évaluer si les valeurs générées sont réalistes (langue parlée,religion, nombre d’immigrants).Comparaison avec la langue parlée à la maisonTel que discuté en introduction, la langue parlée à la maisonpermet de situer un plafond à la valeur recherché. En 2006,81 % des individus résidant au Québec parlent français à lamaison, ainsi le poids des CFQ à une limite supérieure de 81 %.Dans le présent travail, en 2006, le poids des CFQ est de 68 %,ce qui est en accord avec la limite linguistique. L’écart entre lesCFQ et les francophones est de 13 %, ce qui est réaliste étantdonné le nombre de locuteurs francophones non Canadienfrançais (en provenance d’Europe, d’Afrique, etc.).Comparaison avec des données confessionnellesSelon le tableau 3 du document « Vers une politiquegouvernementale de lutte contre le racisme et la discrimination», on voit que 86.1 % et 83.4 % des Québécois sont catholiquesen 1991 et 2001 respectivement (ministère de l’immigration etdes communautés culturelles 2006). Sachant qu’en prenant lesQuébécois catholiques et en leur soustrayant les immigrantscatholiques, on devrait obtenir une valeur proche du poidsImmigration de masse au Québec : effet sur le poids démographique des Canadiens-français du Québecainsi que sur le vieillissement de la population

Comparaison avec le nombre d’immigrés de 1re générationSelon les données du recensement de 2006 (Turcotte 2009), lapopulation d’immigrés est de 851 600 personnes, soit 11.5 % dela population. Selon l’estimation de notre modèle, les immigrantsde première génération seraient de 805 000 personnes, soit10.5 % de la population. Une différence de 1 % est acceptableet est probablement expliquée par les limites de la précision desfacteurs d’ajustement de la mortalité et du taux de rétentiondes immigrants (migration interprovinciale). L’analyse selimite à l’année 2006 puisque notre étude ne considère que lesimmigrants arrivés après 1971, alors que le recensement inclutceux d’avant 1971. Donc, à mesure que l’on s’éloigne de 1971, lesproportions d’immigrants calculés convergent vers les valeursdu recensement pour la proportion de la population immigréejusqu’à ce que la proportion des descen

l’immigration de masse sur le poids démographique des CFQ en date d’aujourd’hui et pour les années futures. Dans une se-conde mesure, ce travail permettra de montrer en quelle année les CFQ deviendront une minorité au Québec et d’illust