Bilan Annuel Des Transports En 2019 - Ministère De La .

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D AT ALA BBilan annuel des transportsen 2019DÉCEMBRE 2020

sommairesommaireBilan annuel des transportsen 201974 - Synthèse15 - Cadrage sur la situation économique5 et sur les infrastructures de transport25 - Transport et activité économique5513 - Entreprises françaises de transport89 - Emploi et salaires21 - Les externalités du transport97117 - Le transport de marchandises31 - Le transport de voyageurs129141 - Bilan de la circulation39 - Annexes14953Document édité par :Le service des donnéeset études statistiques (SDES)Ce bilan annuel des transports en 2019 prend la suite du précédentrapport de la Commission des comptes des transports de la Nation.2 – Bilan annuel des transports en 2019

coordinationLJLaurence JaluzotCBCharline BabetCSClotilde SarronRédacteurs du SDESManuel Baude, Dounia Boudour,Marie-Flavie Brasseur, Carlo Colussi,François Dubujet, Pierre Greffet,Nathalie Guillon, Eric Hofstetter,Laurence Jaluzot, Serge Lambrey,Jacques Lavertu, Aurélie Le Moullec,Hélène Ly, François Rageau,Raphaëlle Rivalin, Cyril Rizk, ClotildeSarron, Guillaume WemelbekeBilan annuel des transports en 2019 - 3

4 - Bilan annuel des transports en 2019

Table des matières7 - Synthèse15 - Cadrage sur la situation économique et sur les infrastructures de transport16 – Cadrage 1a. Les principaux évènements dans les transports en 201917 – Cadrage 1b. L’activité mondiale ralentit en 201918 – Cadrage 2. Activité des différentes branches de production en France en 201921 – Cadrage 3. Infrastructures de transport25 - Transport et activité économique26 – A1. Compte satellite des transports30 – A2. Activité marchande de la branche des transports en France32 – A3. Dépenses des ménages en transport35 – A4. Dépenses des administrations publiques centrales et locales38 – A5.1 Transferts publics aux opérateurs de transport collectif de voyageurs (SNCF, RATP, TCU de province)40 – A5.2 Transferts publics aux gestionnaires d’infrastructures42 – A6. Recettes publiques liées au transport45 – A7.1 Investissements en infrastructures de transport47 – A7.2 Financement des infrastructures (AFITF, PPP)49 – A8. Échanges extérieurs de services de transport51 – A9. Investissements du secteur à l’étranger et investissements étrangers dans le secteur en 201953 – A10. Prix du transport de fret, de l’entreposage et de la manutention55 - Entreprises françaises de transport56 – B1. Démographie des entreprises60 – B2.1 Comptes des entreprises de transport63 – B2.2 Entreprises de transport routier de marchandises (TRM)65 – B2.3 Entreprises de TRM dans l’UE en 201767 – B2.4 Entreprises de la messagerie et du fret express69 – B2.5 Entreprises de transport collectif urbain et de cars routiers72 – B2.6 Entreprises de transport ferroviaire74 – B2.7 Entreprises de transport fluvial76 – B2.8 Entreprises de transport maritime78 – B2.9 Compagnies aériennes françaises81 – B3.1 Sociétés d’autoroutes concédées83 – B3.2 Aéroports de Paris85 – B3.3 Grands ports sous tutelle de l’État86 – B3.4 Gestionnaires d’infrastructures ferrées87 – B3.5 Gestionnaires d’infrastructures fluviales89 - Emploi et salaires97 - Les externalités du transport98 – D1. Consommation d’énergie de traction dans les transports100 – D2.1. Émissions de gaz à effet de serre des transports103 – D2.2 Émissions de polluants atmosphériques des transports106 – D2.3 Qualité de l’air et transport routier109 – D3.1 Accidentalités aérienne, ferroviaire et maritime110 – D3.2 Accidentalité routière111 – D3.3 Accidentalité routière impliquant des poids lourds112 – D4.Emprise des infrastructures de transport et impacts sur les milieux naturels114 – D5. La qualité de service dans les transports116 – D6. Les nuisances sonores des transports117 - Le transport de marchandises118 – E1. Synthèse du transport de marchandises120 – E2. Transport routier : l’activité nationale des poids lourds ralentit122 – E3. Transport ferroviaire de marchandises : en baisse en 2019123 – E4. Transport fluvial de marchandises : l’activité se est en forte hausse124 – E5. Le transport maritime de marchandises en baisse125 – E6. Entrepôts et plateformes logistiquesBilan annuel des transports en 2019 - 5

129 - Le transport de voyageurs130 – F1. Synthèse : le transport intérieur de voyageurs croît légèrement en 2019134 – F2. Le transport collectif urbain136 – F3. Reprise du transport ferroviaire en 2019 en dépit des grèves de fin d’année137 – F4. Transport aérien : en hausse en 2019138 – F5. Le transport maritime de voyageurs baisse en 2019139 – F6. La mobilité à vélo concerne 2,4 % des actifs se rendant à leur travail141 - Bilan de la circulation142 – G1. Bilan de la circulation routière145 – G2. Immatriculations de véhicules neufs147 – G3. Consommation de carburants routiers149 - Annexes 6 - Bilan annuel des transports en 2019

Synthèse

SynthèseL’année 2019 a été marquée par plusieurs mouvements sociaux, dont la grève nationale interprofessionnellecontre la réforme des régimes de retraite au mois de décembre. Si cette grève a entraîné une augmentation del’annulation des trains, l’activité des transports ferroviaires a finalement été peu impactée. Le transport ferréde voyageurs en particulier renoue avec la croissance. Le transport aérien la poursuit. Le transport individueldiminue légèrement, tandis que le transport collectif urbain progresse modérément et que l’utilisation du vélo,notamment à assistance électrique, se développe. Le transport routier de marchandises augmente, à la foissous pavillons français et étranger. Le transport ferroviaire de fret progresse tandis que le transport fluvialaugmente fortement.Depuis plusieurs années, de profondes mutations du parc et de la circulation s’opèrent. Si les émissions de gaz à effetde serre (GES) stagnent en 2019, la qualité de l’air à proximité du trafic routier continue de s’améliorer, lacirculation se stabilise et les immatriculations de voitures à motorisations alternatives, faiblement émettrices,augmentent. Dans le cadre de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), il est prévu que le secteur destransports (hors soutes internationales pour les transports maritime et aérien) n’émette plus de GES àl’horizon 2050.Les dépenses des administrations publiques croissent en 2019, portées par la hausse des dépensesd’investissement des administrations publiques locales, notamment dans le cadre des investissements de lasociété du Grand Paris.Au niveau international, l’année 2019 aura été marquée par les incertitudes politiques et économiques qui ont pesé surles échanges commerciaux et sur la croissance mondiale. La croissance mondiale continue de ralentir en 2019( 2,9 % après 3,6 % en 2018 et 3,8 % en 2017). En France, l’activité décélère de nouveau : le produit intérieurbrut (PIB) s’accroît de 1,5 % (après 1,8 % en 2018 et 2,3 % en 2017). La consommation des ménages accélère envolume ( 1,5 % en 2019) tout comme les dépenses d’investissement de l’ensemble des agents économiques. En2019, le revenu disponible brut des ménages progresse de 3,1 % en valeur. Dans le même temps, le prix de ladépense de consommation finale décélère ( 0,9 % contre 1,7 % en 2018), du fait principalement du fortralentissement des prix énergétiques ( 1,5 % après 8,5 % en 2018). Après deux années de forte hausse du coursdu pétrole ( 29,4 % en 2018 et 23,9 % en 2017), le prix moyen sur l’année du Brent en dollars baisse de 9,4 % en2019.La production annuelle de l’ensemble des branches de l’économie française continue de ralentir en 2019 ( 1,5 %après 2,1 % en volume en 2018). Dans les branches utilisatrices de transport (construction, industrie manufacturière,agriculture et commerce), la production croît de 0,7 % en 2019. Les échanges extérieurs augmentent en 2019 : lesimportations de produits nécessitant du transport croissent de 2,6 % et les exportations nécessitant du transport de2,4 %. Les transports représentent 4,6 % de la valeur ajoutée de l’ensemble des branches, part quasi stable depuis lafin des années 2000.LE TRANSPORT FERROVIAIRE A ÉTÉ PEU IMPACTÉ PAR LES GRÈVES DE FIN D’ANNÉEL’année 2019 a été marquée par la grève nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites du mois dedécembre. Ces mouvements sociaux ont entraîné une augmentation de l’annulation de trains par rapport à 2018. Ainsi,en 2019, la part des trains à grande vitesse (TAGV) domestiques annulés parmi les trains programmés a triplé,passant de 0,8 % en 2018 à 2,5 % en 2019, et le taux d’annulation des TER a augmenté de 10,7 % entre 2018 et 2019pour s’établir à 1,6 %.Néanmoins, malgré la grève entamée au mois de décembre, le transport ferroviaire de voyageurs repart à la hausseen 2019 avec une augmentation de 5,1 % de voyageurs-kilomètres. Ce regain d’activité est porté par tous les types detrains — à grande vitesse ( 5,6 %), TER ( 10,6 %), trains et RER d’Île-de-France ( 1,3 %) — exceptés les trainsinterurbains (- 1,3 %). Le transport ferroviaire de marchandises est également en hausse en 2019 ( 1,7 %).Après une baisse de l’activité en 2018 liée aux grèves perlées du deuxième trimestre de la même année, les comptesde SNCF Mobilités et de SNCF Réseau rebondissent en 2019. L’excédent brut d’exploitation de SNCF Mobilitésaugmente ainsi de 59,8 % après une baisse de 43,9 % en 2018. Les redevances d’infrastructures de SNCF Réseau sonten hausse de 2,9 % en 2019 pour atteindre 5,8 milliards d’euros, niveau proche de celui de 2017.- Bilanannueldestransports2019 8 - Bilanannueldestransportsenen2019 2 - Bilan annuel des transports en 2019

SynthèsePartieSynthèse1 : la situation économiqueLE TRANSPORT AÉRIEN POURSUIT SA CROISSANCEEn 2019, le trafic aérien de l’ensemble des compagnies aériennes opérant en France est soutenu, enaugmentation de 4,2 % par rapport à 2018. Pour les seules compagnies françaises qui ont transporté71,9 millions de passagers, il augmente de 1,4 %. Au sein des compagnies françaises, le groupe Air Francedomine le secteur en transportant près de 79 % des passagers-kilomètres. Le chiffre d’affaires de l’ensemble dugroupe Air France-KLM sur l’exercice 2019 est en augmentation de 3,7 %, pour atteindre 27,2 milliards d’euros.Le chiffre d’affaires d’Aéroports de Paris (ADP) est en progression de 3,6 % en 2019 et s’élève à3 062 millions d’euros. Cette augmentation s’explique principalement par la hausse des redevancesaéronautiques, portée entre autres par la croissance du trafic passager au départ et par un effet prix lié à lahausse tarifaire du 1er avril 2019. Cette hausse du chiffre d’affaires d’ADP est cependant minorée par la baissedes revenus liés à la sûreté et à la sécurité aéroportuaire en conséquence du dispositif prévu par la loi definances pour 2019 et applicable depuis avril 2019 qui laisse à la charge d’Aéroports de Paris 6 % des coûts desûreté aéroportuaires jusqu’alors couverts intégralement par le produit de la taxe d’aéroport. Lesinvestissements d’ADP progressent de 9,9 % en 2019 pour atteindre le niveau record de 1 milliard d’euros.Selon le Bilan 2019 de l’Autorité de la qualité des services dans les transports (AQST), la proportion des volsannulés baisse en 2019 par rapport à l’année 2018, quel que soit le type de vols. La douceur de l’hiver peut enpartie expliquer cette baisse du taux d’annulation. La ponctualité s’améliore en 2019 pour l’ensemble du secteuraérien.En 2019, le transport aérien intra-métropole représente 8,5 % du transport collectif de voyageurs (envoyageurs-kilomètres). En nombre de passagers (26,8 millions), il augmente de 2,1 %. Le trafic entre lamétropole et l’international, en hausse de 4,6 %, est le principal contributeur à la croissance du transport aérientotal ( 4,2 %).Le fret aérien demeure quant à lui très faible en tonnage : 2,4 millions de tonnes de marchandises (fret etposte) sont traitées dans les aéroports français en 2019. Il concerne essentiellement le transport internationalde marchandises (90 % de l’ensemble).LE TRANSPORT MARITIME DÉCROÎTAvec 27,4 millions de passagers enregistrés dans les principaux ports français en 2019, le transport maritime devoyageurs décroît de 5,5 % par rapport à 2018. Le trafic est à la baisse pour la façade Manche-mer du Nord, àla fois pour le trafic de passagers hors croisières et pour celui des croisiéristes. Le trafic pour la façade de laMéditerranée diminue également, la hausse du trafic de croisiéristes ne permettant pas de compenser la baissedu trafic hors croisières.Avec 360 millions de tonnes de marchandises traitées, l’activité de fret des ports maritimes français est enbaisse de 2,2 % en 2019. L’activité internationale du groupe CMA-CGM, quatrième opérateur mondial (ennombre de conteneurs transportés) de ligne régulière conteneurisée qui emploie 110 000 salariés dont 4 500 enFrance, augmente nettement en 2019 : 29 % pour le chiffre d’affaires consolidé qui atteint30,3 milliards de dollars, porté par l’acquisition de CEVA Logistics finalisée en avril. Hors CEVA Logistics, lechiffre d’affaires se contracte légèrement, de - 0,8 %.LE TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES AUGMENTEAvec 322,4 milliards de tonnes-kilomètres, le transport intérieur routier de marchandises augmente de 2,8 % en2019, du fait des hausses de 1,4 % du transport sous pavillon français et de 4,8 % du transport sous pavillonétranger. Le transport intérieur routier est effectué principalement par les poids lourds de plus de 3,5 tonnes.L’activité nationale des poids lourds du pavillon français progresse de 1,4 % en 2019, après 2,2 % en 2018.La part modale du transport routier augmente entre 2017 et 2018 et se stabilise en 2019 : le transport routierreprésente 89,0 % du transport terrestre de marchandises hors oléoducs en 2019 comme en 2018 et 88,5 % en2017. Depuis 2017, la part modale du transport ferroviaire de fret diminue : elle est de 9,0 % en 2019 après9,1 % en 2018 et 9,5 % en 2017. Depuis 2017, la part modale du transport fluvial est stable à 2 %.LE TRANSPORT INDIVIDUEL DIMINUE LÉGÈREMENTEn 2019, le transport intérieur de voyageurs croît de 0,2 % (en voyageurs-kilomètres), à un rythme un peu pluslent que sa moyenne annuelle depuis 2014 ( 0,6 %). Cette hausse est principalement due au transport ferréqui renoue avec la croissance après les grèves du deuxième trimestre 2018 et malgré celles de décembre2019. Le transport aérien augmente de nouveau ( 2,0 %), tandis que le transport collectif routier est quasistable (- 0,1 %), et que celui en véhicules particuliers décroît légèrement (- 0,3 %), dans un contexte destabilisation des prix des carburants à haut niveau.Bilan annuel des transports en 2019 - 9

SynthèseLe transport intérieur de voyageurs reste néanmoins largement dominé par le transport individuel (80,8 %),mais sa part modale diminue de 0,5 point en 2019 par rapport à 2018 au bénéfice des transports ferrés. Cesderniers représentent 11,4 % des voyageurs-kilomètres, davantage que les transports collectifs routiers (6,2 %).La part du transport aérien dans le transport intérieur de voyageurs reste marginale (1,6 %). Ces parts modalesne prennent pas en compte le transport maritime, le transport à vélo, la marche.Figure S1 Transport intérieur de voyageurs par modeen 2019Figure S2 Évolution du transport intérieur devoyageurs par mode (4)Parts modales en % des voyageurs-kilomètresIndice en base 100 en 2012 (en voyageurs-kilomètres)Transportaérien (2) Transportsferrés (3)1,611,4Autobus, autocarset tramw ays6,2Véhiculesparticuliers (1)80,8120Transport aérien115(2)110105Autocars, autobuset tramwaysTransports 2019(1) Y compris véhicules immatriculés à l’étranger et deux-roues motorisés.(2) Vols intérieurs à la métropole uniquement.(3) Trains, RER et métros.(4) Révision des niveaux de voyageurs-kilomètres en véhicules particuliers et en autocars (voir partie G).Champ : France métropolitaine.Sources : SDES, d’après le bilan de la circulation ; ART ; ensemble des opérateurs ferroviaires ; Île-de-France Mobilités-Omnil ;enquêtes annuelles sur les transports collectifs urbains (DGITM, Cerema, Gart, UTP, CGDD) ; UTP.En 2019, le bilan de l’accidentalité routière s’établit à 58 289 accidents corporels impliquant 3 406 victimesdécédées et 73 443 victimes blessées. Par rapport à 2018, le nombre de tués sur les routes françaises continuede baisser, de 2,4 %, mais le nombre de blessés repart à la hausse, de 1,3 %.LE TRANSPORT COLLECTIF URBAIN PROGRESSE MODÉRÉMENTLe transport collectif urbain (TCU) regroupe les autobus, les tramways, les métros et, en Île-de-France, lestrains et RER. Parmi les 45,7 milliards de voyageurs-kilomètres réalisés en TCU, 75 % ont été réalisés en Îlede-France et 25 % en province. En Île-de-France, les trains et RER constituent le trafic de voyageurs le plusimportant. En province, le mode de transport collectif urbain privilégié est l’autobus, suivi à parts égales dumétro et du tramway. Pour la troisième année consécutive, les TCU de province progressent plus vite que ceuxd’Île-de-France, respectivement de 2,4 % et 0,5 %.En Île-de-France, l’Épic RATP continue d’afficher une hausse de sa production qui s’élève à5 328 millions d’euros en 2019, mais les grèves de fin d’année impactent défavorablement les comptes. Selon laRATP, l’impact de la grève sur l’excédent brut d’exploitation serait d’environ - 150 millions d’euros. Hors effet grève,il aurait augmenté d’environ 77 millions d’euros.L’UTILISATION DU VÉLO, NOTAMMENT À ASSISTANCE ÉLECTRIQUE, SE DÉVELOPPEEn 2019, 2,4 % des actifs ayant un emploi vont travailler principalement à vélo. Cette part progresse légèrement parrapport à 2018. L’utilisation du vélo est plus importante dans les villes-centres des grands pôles urbains. C’est àGrenoble et Strasbourg que le vélo est le plus utilisé par les actifs, respectivement par 18 % et 17 % d’entre eux. Lescadres sont ceux qui recourent le plus souvent au vélo. Malgré leur prix plus élevé à l’achat, les ventes de vélos àassistance électrique (VAE) continuent de progresser et augmentent de 12,0 % en 2019.Depuis le lancement du Vélo’v à Lyon en 2005, les systèmes de VLS (vélos en libre-service) et de VAELS (vélos àassistance électrique en libre-service) se sont considérablement développés. En 2019, il existe une quarantaine de 10 - Bilan annuel des transports en 2019

SynthèsePartieSynthèse1 : la situation économiquesystèmes de VLS et VAELS, avec borne de stationnement, ou sans (free-floating). Le parc total de VLS et VAELSfrançais compte environ 47 500 vélos, dont près de 9 500 vélos à assistance électrique.LES ÉMISSIONS DE GES DU TRANSPORT STAGNENTLes transports, avec 136 millions de tonnes équivalent CO 2, restent le secteur qui contribue le plus auxémissions nationales de gaz à effet de serre (GES). Ils sont responsables de 31 % des émissions totales. LaSNBC prévoit pour l’ensemble des secteurs d’atteindre en 2050 la neutralité carbone, c’est-à-dire que lesémissions nationales de GES devront être inférieures aux quantités de GES absorbées par les milieux naturelsgérés par l’homme et à celles capturées par les procédés industriels. À cet horizon, il est donc prévu que lesecteur des transports n’émette plus aucun GES (hors soutes internationales pour les transports maritime etaérien). Après une forte baisse en 2018, les émissions du transport stagnent en 2019, la baisse des émissionsdes voitures particulières (- 3,1 %) étant annulée par une augmentation des émissions des poids lourds( 5,8 %). L’accroissement du trafic, à la fois pour le transport de voyageurs et de marchandises, engendre eneffet une élévation des émissions de GES alors que l’amélioration de la performance énergétique des véhiculeset la diminution du contenu en CO 2 des carburants (incorporation d’agro-carburant, électromobilité, etc.)atténuent ces émissions.La qualité de l’air à proximité du trafic routier s’est améliorée depuis 2000, avec la baisse des émissions deplusieurs polluants atmosphériques, notamment une baisse des concentrations en dioxyde d’azote (NO 2).Néanmoins, compte tenu des proce

et sur les infrastructures de transport 25 - Transport et activité économique 55 - Entreprises françaises de transport 89 - Emploi et salaires 97 - Les externalités du transport 117 - Le transport de marchandises 129 - Le transport de voyageurs 141 - Bilan de la circulation 149 - Annexes